Aujourd’hui était un grand jour pour les radioamateurs français puisque les dirigeants du REF- encore « U » proposaient une réforme statutaire d’envergure : rien moins que mettre fin au « U » pour revenir à une association simple qui rendra le droit de vote à ses membres / adhérents.

Chacun a pu suivre ces dernières années (hé oui !) la saga de la réforme, la dernière offensive en date des tenants de la contre-réforme datant seulemement de quelques jours.

Le vote a désormais eu lieu et le « oui » à la réforme l’a emporté nettement (72% je crois) ce qui, dans un système démocratique, devrait inciter ceux qui étaient contre ces nouveaux statuts à mettre une sourdine à leurs critiques et, beaux joueurs, laisser sa chance à cette réforme. Mais nos amis de la Vieille Garde seront-ils beaux joueurs ? J’ai quelques doutes lorsque je lis sous la plume de notre amie du Ch’nord que ce vote sera annulé dans quelques semaines par le Conseil d’état… Saisinne, saisinne, que de mauvais souvenirs me rappelle ce mot !

Quand même, le fait d’être enfin arrivé à soumettre ce projet aux suffrages est le point d’orgue d’une démarche qui pourrait être considérée comme un des douze travaux d’hercule ! De ce point de vue, on ne peut d’ailleurs que s’incliner devant l’efficacité de la nouvelle équipe qui a plié en quelques mois une affaire qui lambinait depuis des années.

Et maintenant ? Tout reste à faire bien sûr, mais on peut penser que l’équipe dirigeante va déployer pour cette mise en musique toute l’énergie qu’elle a mobilisé pour écrire la partition. Et pour peu que les opposants laissent désormais les choses se faire sans multiplier les embuscades, je pense que nous mesurerons dès 2012 les premiers effets – que j’escompte positifs – de la fin de l’union.

Merci à Philippe d’avoir twitté toute la journée et Online d’avoir publié des infos en quasi temps réel. Merci également à ceux qui ont voté pour cette réforme et qui, par là même, ont démontré qu’ils n’étaient pas aussi attachés que ça à leur petite principauté. Je n’en était pas très sûr et ils m’ont prouvé le contraire.

J’espère enfin que les tenants du « non » surmonteront leur déception et, dans quelques mois, se rendront compte que cette réforme n’était pas si mauvaise que ça. C’est d’ailleurs tout le mal que je leur souhaite.

L’augmentation du nombre d’adhérents sera à coup sûr un indicateur pertinent pour mesurer la réussite de l’opération, et  c’est pour ça que je ne vais pas tarder à envoyer mon – petit – chèque !