L’article paru dans le quotidien « Le Populaire du Centre » le vendredi 11 février 2011, concernant l’ADRASEC 87, a mis en rogne notre ami Henri Le PAChA.

Ce dernier rappelle sur une des listes du REF-u que la communauté était  habituée à ce que la plupart des ADRASEC ne se réfèrent jamais au service amateur et n’utilisent jamais ce terme, mais que, dans cet article, l’ADRASEC 87 a, non contente de se nommer association départementale des radios « annexes » au service de la sécurité civile, procédé à la désinformation des lecteurs.

Suit un certain nombre de citations extraites de l’article de presse en question.

Henri considère que face à une telle attaque contre le radioamateurisme, le rôle d’une association comme le REF Union est de réagir en demandant la publication d’un rectificatif au titre du droit de réponse, démarche qui incombe es qualité à Mister Jo.

Il est vrai que cet article de presse provoque pas mal de remous dans le microcosme (voir l’article de F2DX sur radioamateur.org) et c’est quelque chose que je peux comprendre

En effet, observons le petit monde radioamateur national. Que voit-on ? Et bien qu’il existe désormais trois grandes catégories que je vais m’empresser de lister ci-dessous :

1) Les radioamateurs attachés aux fondamentaux de cette activité. Ils sont de moins en moins nombreux et de plus en plus écœurés et, bien que ne partageant pas toutes leurs options, je pense qu’ils restent la branche à laquelle se raccrocher lors des grands coups de vent auxquels on assiste ces temps-ci.

2) Les communicants de loisir. Ils sont de plus en plus nombreux et se moquent un peu du devenir de l’activité radioamateur … tant qu’ils pourront continuer à communiquer ! Ils représentent, bon gré mal gré, la tendance évolutive du radioamateurisme.

3) Les supplétifs des pouvoirs publics. Ces derniers ne sont, de façon générale, ni attachés aux fondamentaux du radioamateurisme, ni attirés par la communication. D’un certain point de vue, la radio ne semble être pour eux qu’un outil utilisé à des fins pratiques… et de reconnaissance.

Je suis bien sûr un peu désolé que ce couac provienne de mon département, mais cette affaire n’étonnera pas les naturels du lieu un tant soit peu au fait des pratiques de nos chers gyropharés. Après les collections de « talcos » entassés dans un garage, après l’utilisation abusive de certaines fréquences VHF, ils ont désormais franchi une nouvelle étape en se démarquant maintenant du radioamateurisme : en effet, leur appétit d' »officialité » fait qu’ils s’accomodent de moins en moins du terme « amateur » qui fait tache à côté du gyrophare et du joli gilet.

Regardons les choses en face : nos amis du club du gyrophare semblent avoir honte de leurs racines, j’avais d’ailleurs noté il y a un an ou deux que leur président (national) ne mettait même pas son indicatif sur les courriers officiels (du moins sur ceux qui m’étaient parvenus entre les mains). Tout un symbole.

Si je réagis de la sorte, c’est que j’ai noté que la FNRASEC a un gros appétit et que, si on n’y prend pas garde, elle va finir par nous bouloter tout crus ! Et je trouve que le REF-u actuel a tout d’une victime consentante.

Par contre, n’oublions quand même pas que les interventions des gyropharés sont une carte de visite intéressante pour notre activité, carte de visite qui ne laisse pas insensible la presse et les pouvoirs publics.

C’est d’ailleurs essentiellement pour ça que je leur en veux : au lieu de se servir de leurs interventions pour valoriser le radioamateurisme, ils les utilisent pour s’en démarquer. Et ça, à mes yeux, c’est impardonnable.

(*) n’étant pas intime de la prostate de ces messieurs, je n’ai écrit ce titre que pour faire un « bon mot »…