Drôle d’idée que j’ai eu de vouloir changer de FAI internet ! J’étais depuis longtemps chez Orange avec une vieille Livebox – et un débit assez faible vu que le DSLAM est loin de chez moi et qu’il y a donc une grosse atténuation, et cela marchait plutôt bien. Mais voilà, vu que mon téléphone portable est chez Bouygues et que ce dernier m’a fait une offre portable + internet à des conditions très intéressantes d’un point de vue financier, j’ai franchi le pas mi-septembre.

Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes … sauf que je n’ai plus internet depuis plus d’un mois (et plus de téléphone en 09 non plus), en fait depuis qu’Orange a coupé sa propre ligne.

Je passe sur les appels au secours au 611 – correspondants charmants quand on arrive à les joindre, qui me faisaient toujours faire la même manip (reset) sans aucun résultat probant. J’ai fini par m’énerver suffisamment pour qu’on me branche sur un technicien qui s’est engagé à suivre personnellement mon dossier et à me tenir au courant par téléphone de l’évolution des choses. Gars charmant lui aussi mais qui n’a toujours pas réussi à résoudre mon problème et que j’ai régulièrement au téléphone afin qu’il me confirme ce que je savais déjà, à savoir que ça ne marche pas.

En tout et pour tout, la connexion a quand même fonctionné pendant 24 h – j’ai cru que ça y était et j’avais sorti le champagne ! Mais bon, c’est très vite retombé en rade…

Le fait que ça ait marché pendant 24 h signifie que la ligne est opérationnelle et la BBOX aussi. Alors ? Je trouve sidérant que personne ne soit foutu de voir où et pourquoi ça plante ! J’en déduis, puisque j’en suis réduit à mes propres conjectures, que : soit  ils sont incompétents (gentils mais incompétents) soit ils s’en foutent et traitent ce genre de dossier par-dessus la jambe… Ou alors, doute affreux, ne serais-ce pas l’opérateur historique qui installe des bombes à retardement dans les serveurs pour punir les effrontés qui le quittent ?

Du coup, je n’accède que rarement à mon espace FTP ce qui explique que, par exemple, je n’ai toujours pas mis en ligne la dernière livraison de notre ami Dan.

Mon problème sera-t-il résolu pour Noël ? Vais-je devoir mettre en demeure Bouygues d’assurer les services qu’il m’a promis ? Peut-être qu’il serait plus efficace de déposer un cierge à Lourdes en espérant un miracle ? En attendant, tout ça me gonfle car j’ai franchement autre chose à faire… Surtout, je trouve  invraisemblable qu’un problème informatique simple se pose de la sorte au XXIème siècle et ne soit pas résolu dans les dix minutes qui suivent son signalement…  Quant au recours au support technique, c’est vraiment le système des bouteilles à la mer…

Je n’ai donc que l’Iphone pour valider vos commentaires  que je lis bien sûr avec attention, parfois avec plaisir, d’autres fois avec intérêt. Et certaines fois, hélas, avec un rictus d’exaspération…

A ceux qui me disent que je devrais caviarder purement et simplement certains « auteurs », je répondrai que j’ai fait le choix de tenter de les « tirer vers le haut » en espérant qu’ils prendront exemple sur les commentaires de qualité qu’on trouve souvent (je ne cite personnes mais chacun les aura reconnus) sur ce site – merci à eux au passage. Combat perdu d’avance ? Peut-être mais bon, j’ai bien le droit d’avoir mes bonnes œuvres…

Denis a dit que ce site était devenu incontournable, ce qui est gentil de sa part. Je ne sais pas ce qu’il en est réellement mais il est évident qu’il bénéficie de l’absence des « poids lourds » de la contestation, à savoir la nébuleuse Online & Co. Bien sûr, on trouve toujours des sites d’info OM de qualité sur le net (F8BXI entre autres) mais pour ce qui est du « politiquement incorrect », l’offre s’est considérablement réduite. C’est en grande partie la raison pour laquelle je laisse vivre cet espace  de liberté un peu iconoclaste, estimant de façon sans doute un peu prétentieuse que les notables du microcosme ont besoin qu’un petit aiguillon vienne leur piquer le cul de temps à autre afin de les aider à ne pas perdre complètement le sens de la réalité et, accessoirement, sortir un peu de leur isolationnisme stratosphérique… 

Et puis bon, il n’est jamais totalement inutile d’écouter un peu la vox populi ! Après tout, les F0 existent et on peut comprendre qu’ils aient un avis intéressé sinon intéressant sur la « Foundation licence » chère à Frankie la banane…

D’un point de vue plus prospectif, je pense que le radioamateurisme est, tout comme notre société, à la croisée des chemins. Toutes les tentatives pour le maintenir dans la mouvance historique – désolé Francis – n’ont fait que freiner un mouvement hélas inéluctable. Je comprends que ce constat mette les associations – dont le REF – dans l’embarras et, aussi, dans la difficulté pour choisir une ligne claire et porteuse. C’est donc le tango corse qui prévaut, un pas en avant, un pas en arrière, un pas à droite puis un autre à gauche.

Pendant ce temps, il y en a qui bricolent comme si de rien n’était, d’autre qui expérimentent – un peu, d’autres encore qui activent des châteaux avec des indicatifs spéciaux à la mord moi le neutron, d’autres qui attendent de trouver la licence dans une pochette surprise, d’autres encore et c’est sans doute la majorité, qui sont passé à des activités très différentes. Je conçois qu’il soit difficile de définir une stratégie qui satisfasse tout ce petit monde et c’est pour ça que je ne jette pas le REF avec l’eau du bain. Mais c’est aussi pour ça que je n’en attends plus grand-chose.

Mais bon, tout ça est à relativiser, chose que j’ai faite lundi dernier alors que j’assistais aux obsèques d’un collègue que je connaissais depuis plus de trente ans. En retraite depuis moins d’un an, il est tombé malade en août et a passé l’arme à gauche en octobre. Si j’osais, je dirais que le crabe va beaucoup plus vite que Bouygues pour régler une situation… Tant pis, j’ose.

Marcel, qu’il s’appelait, un type bien et sympa qui plus est avec un sourire permanent accroché au coin des lèvres. Jamais fumé ni picolé, sportif de longue date, marathonien même. Bon père et bon mari, le prototype du gars comme il faut d’une certaine façon. Et puis voilà, pffftttt…

Finalement, c’était ça l’essentiel de ce billet : l’hommage sincère que je voulais lui rendre. Avec une grosse pensée pour Annick, Fabien et Nicolas.